2007-04-17

0,5 % ?


sur le site de RFI, article de Valérie Gas

Gérard Schivardi : l’homme qui voulait sauver les communes

Gérard Schivardi fait partie des «petits» candidats qui vont participer à l’élection présidentielle en 2007. Ce maçon de 56 ans, maire de Mailhac dans l’Aude et conseiller général du canton de Ginestas, est soutenu par le Parti des travailleurs (PT), une formation d’extrême-gauche. Il se présente comme «le candidat des maires». Il milite pour le maintien des services publics et contre les institutions européennes.

[...]

Et c’est vrai qu’il en faudrait à Gérard Schivardi pour mettre en œuvre son programme de défense de la libre administration des communes, de lutte contre l’intercommunalité forcée et contre l’abandon des services publics qui passent, selon lui, notamment par la «rupture avec l’Europe». Gérard Schivardi estime qu’il agit pour défendre la démocratie et refuse d’être assimilé à l’extrême-gauche en argumentant : «Il serait donc devenu extrémiste dans ce pays de défendre les communes, les services publics face à l’Union européenne qui en a décidé la privatisation ?» Et il ajoute : «Nous, les maires sommes des élus au suffrage universel. Et ce mandat nous commande de défendre l’école, le bureau de poste, la maternité de proximité, la viticulture, le commerce, l’artisanat et notre industrie».

Sans étiquette mais à gauche

Gérard Schivardi est soutenu par le Parti des travailleurs (PT) qui milite, par exemple, pour la lutte des classes ou l’abrogation des institutions «anti-démocratiques» de la Ve République. Une formation où coexistent quatre courants : les anciens socialistes, les communistes, les anarcho-syndicalistes, les communistes internationalistes. C’est d’ailleurs Daniel Gluckstein, lui-même candidat du Parti des travailleurs à la présidentielle de 2002 et actuel secrétaire national de ce mouvement, qui fait office de directeur de sa campagne électorale. Même si Gérard Schivardi n’est pas mhttp://www2.blogger.com/img/gl.link.gifembre titulaire du PT, pas de doute, il se positionne à gauche-gauche de l’échiquier politique.

[...]

C’est certainement cette expérience d’élu municipal en zone rurale qui l’a conduit à faire partie des créateurs du «comité de défense des communes et des services publics» en 2002. Puis à organiser en septembre 2003, une manifestation nationale à Paris pour appeler à préserver les «36 000 communes françaises» et à «construire le mouvement du ‘non’ à la Constitution européenne». Il poursuit l’année suivante en lançant, avec Daniel Gluckstein notamment, «une conférence nationale de défense des communes et des services publics». Il s’engage ensuite complètement dans la bataille contre l’adoption de la Constitution européenne. Car pour Gérard Schivardi, la rupture avec l’Europe et la défense des communes, c’est le même combat.


l'article en entier : RFI.fr
plus d'info sur Schivardi :http://www.schivardi2007.com/